Une solution pour « désendetter l’Etat et enrichir les Français »

le MONDeLe budget de la France, comme celui de bien d’autres pays, est gravement obéré par le service de la dette… Et force est de constater qu’un désendettement normal par constitution d’excédents budgétaires suffisants pour diminuer le stock de dette publique après paiement des intérêts courants de la dette publique cumulée n’est sérieusement envisagé par aucun homme politique, aucune force politique. Tous préfèrent glisser le sujet sous le tapis. Il est vrai que la signature d’une France nettement surendettée semble encore satisfaire les créanciers internationaux qui détiennent une part importante de la dette publique et l’État français peut continuer à s’endetter à des conditions qui défient l’entendement, désormais même négatives. Tant que « le service de la dette », grâce à l’administration des taux d’intérêt par l’action concertée des banques centrales, diminue ou ne s’alourdit pas sensiblement, la royale maxime « après nous le déluge » continue à servir de politique financière aux grandes démocraties.

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Ces offres qu’on ne peut pas refuser

cp de pg sr tbleChacun se souvient de cette phrase de Marlon Brando dans le film « Le Parrain » de Francis-Ford Coppola : « Je vais lui faire une offre qu’il ne pourra pas refuser » et surtout de la première manifestation « chevaline » de cette menace de prime abord voilée. Force est aujourd’hui de constater que les offres que l’on ne peut pas refuser, sans être aussi sanguinaires, tendent à se multiplier sous nos yeux et dessinent une toute autre société que celle que nous pensons encore habiter.

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Où nous mènent des politiques monétaires toujours plus à l’Ouest ?

europe-politiques-monetaires-banques-centralesA force d’être toujours plus « à l’Ouest », les politiques monétaires des pays occidentaux, pudiquement appelées « non conventionnelles » pour ne pas dire hétérodoxes ou aberrantes, ne vont-elle pas finir par nous faire nous retrouver à l’Est ? Ne sont-elles pas en train de nous ramener inconsciemment sur les voies de l’économie (mal) dirigée prévalant en Union Soviétique et dans le bloc socialiste avant que la chute du mur de Berlin n’en signe la faillite ? Le meilleur signe n’en est-il pas la confusion croissante entre ces deux pôles traditionnels de la politique économique que sont la politique budgétaire et la politique monétaire et le changement de paradigme qu’elle entraîne ?

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Création monétaire ex nihilo ?

Capture-decran-2015-01-22-a-15Par leur activité de crédit, les banques créent bien de la monnaie… mais pas ex nihilo, ni de façon discrétionnaire : d’une part, cette création est temporaire, car elle se résorbe avec le remboursement du crédit ; d’autre part, le crédit est subordonné à une transaction économique réelle, sous forme de la production d’un bien ou d’un service, et donc à la création de richesse.

Le débat sur la création monétaire fait un peu penser au débat, dans le champ des sciences naturelles,entre créationnistes et évolutionnistes, débat dans lequel les créationnistes auraient, cette fois, plutôt le vent en poupe. Il est vrai que son enjeu est crucial en termes de politique et de réglementation financières. Si les banques sont véritablement dotées d’un pouvoir extraordinaire de création monétaire ex nihilo, cela voudrait dire qu’elles détiennent le secret de la richesse sans effort et, en quelque sorte, qu’elles volent leurs revenus, et que donc l’intervention de l’État pour canaliser ce haut débit et rétablir la justice s’impose. S’il n’en va pas ainsi, le crédit bancaire n’appelle pas nécessairement d’intervention publique spéciale, palliative ou correctrice, mais au contraire une liberté d’agir le plus professionnellement possible.

Equilibre financier et écologie intégrale

le-coach-est-un-pont-vers-le-futurA en croire les (néo-) keynésiens impénitents[1], divers économistes atterrés, des pamphlétaires à la recherche de vent(e)s favorables[2] et des philosophes aussi[3], l’équilibre financier, l’équilibre budgétaire des Etats en particulier, serait le grand méchant loup, un trouble-fête certain, un vilain « fétiche » (et quand on dit « fétiche »…). Cet animal est très vite repéré comme issu de la Forêt noire, il se nomme le plus souvent Angela (Merkel) après que la figure favorite de la vindicte démagogisante ait longtemps été Jean-Claude (Trichet).

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Création monétaire ?

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Nous avons soutenu dans la première partie de cet article, publiée dans ces mêmes colonnes le 16 septembre 2014, que le débat entre les tenants du crédit créateur de monnaie ex nihilo (« les crédits font les dépôts ») et les tenants du crédit simple redistribution d’épargne préalable (« les dépôts font les crédits ») était un faux débat. Le crédit crée bien de la monnaie, mais non pas ex nihilo. Emblématique du crédit à court terme, lui-même emblématique du crédit bancaire, l’opération d’escompte commercial permet de bien comprendre cela.

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Les banques centrales : Docteur Jekyll et Mister Hyde

Un-remake-pour-Dr-Jekyll-et-Mr-Hyde_portrait_w532Les banquiers centraux sont soumis à une schizophrénie redoutable. D’un côté, leur formation classique les incline à un discours de défense et illustration de l’orthodoxie financière publique et privée, aujourd’hui d’incitation aux réformes structurelles[1]. De l’autre, l’ADN des banques centrales les conduit à jouer un rôle déterminant dans ce que l’on appelle la « financiarisation » de l’économie et les pousse vers une « hétéropraxie » croissante dont on peine à imaginer une sortie par le haut.

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Création monétaire ?

imagesMême s’il ne fait pas la une des journaux, le débat sur le sujet fait rage entre créationnistes et négationnistes. Son enjeu est capital en termes de politique financière. Si les banques sont dotées d’un pouvoir extraordinaire de création monétaire ex nihilo et, en quelque sorte, volent leurs revenus, l’intervention de l’Etat pour canaliser ce haut débit et rétablir la justice s’impose. S’il n’en va pas ainsi, le crédit bancaire n’appelle pas nécessairement d’intervention publique palliative ou correctrice.

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Progrès de la gratuité

Cordouan-3D-575x324Alors qu’on tend à s’attarder, non sans raison, sur les sujets de contrariété de certaines tendances contemporaines, tels que la montée des inégalités patrimoniales ou l’évasion fiscale des multinationales et des grandes fortunes privées, il convient aussi de se réjouir et de mieux prendre conscience des bienfaits dont nous bénéficions tous les jours presque inconsciemment. Parmi ceux-ci se distingue le progrès de la gratuité. Progrès d’une gratuité « objective » qui ne réduit nullement la portée de l’invitation magistérielle à introduire plus de gratuité « subjective » dans la vie économique.
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« Dérégulation » ou « dérèglement » de la finance ?

imagesPassons sur le fait que le mot de « régulation » est une mauvais traduction de ce faux ami  de la langue anglaise qu’est le terme de regulation, qui signifie tout bonnement réglementation, et qu’en France seule l’on a troublé les esprits en créant un néologisme plus « tendance ». Et gardons nous donc de chercher la différence spécifique entre la vieille réglementation et la nouvelle régulation, qui a peu à peu envahi manuels et media et désormais même le journal officiel : les anglo-saxons que nous singeons en délaissant un terme français dénué d’ambiguïté n’ont quant à eux ni changé de terme ni de concept. Lire la suite