SIMPLIFICATION OUI : MAIS POUR QUI ?

Nous vivons à l’ère de la simplification tous azymuts, alors même que tout devient plus compliqué pour le citoyen lambda. La solution de l’énigme se trouve dans la réponse à la question : mais au fait la simplification est pour qui ? Une fois posée la question la clé de l’énigme va de soi : le producteur habille  aux yeux du consommateur la simplification de son propre travail en simplification du service rendu, alors que la simplification du travail du producteur aura pour effet collatéral fréquent une complication de la vie du consommateur.

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La création monétaire « ex nihilo » : du crédit causé au crédit causal (suite)

sac-d-euro-et-de-pièces-de-monnaie-40283615La création monétaire induite par la production de crédit ne crée pas de risque bancaire tant qu’elle a pour contrepartie une création de richesse au moins équivalente, c’est-à-dire lorsque le crédit reste au service de projets de chefs d’entreprise ou de particuliers, proportionnés à leur capacité de remboursement et économiquement justifié. Le crédit est ainsi « causé » ; il n’est pas « causal » de la création de richesse, au sens où il suffirait à soi seul à déclencher une création de richesse, un projet d’investissement

« Pour bien des gens, l’usage de cette faculté du crédit consiste surtout à jeter dans la circulation une masse de papier pour y tenir lieu de numéraire. Ils posent en fait que lorsqu’un tel papier se répand dans le public, la richesse sociale en est accrue d’autant ; et comme ils supposent, en outre, qu’il dépend des gouvernements de multiplier ces sortes d’émission à l’infini, ils croient voir dans le crédit une source intarissable, d’où l’on peut faire couler la richesse à volonté sans travail. » Charles Coquelin[2]

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