Le Syndrome de Peter

labyrinthe« Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? » demande-t-on avec ironie lorsqu’on fait face à une solution, une démarche, une explication alambiquées auxquelles une alternative de bon sens, une solution plus simple semblent s’imposer comme une évidence. On imagine alors que cette complexité inutile est involontaire, ou au plus le produit d’une inertie bureaucratique, de la négligence liée à un travail dans l’urgence et le court-terme. Mais on ne va pas jusqu’à se persuader que « brouiller les cartes » puisse être l’expression d’une stratégie générale des puissants, un moyen de sidération du bon peuple, un outil de spoliation organisée des plus faibles à l’abri d’une opacité libératrice et déculpabilisante. C’est à l’adoption d’un tel regard que nous convie « Le Labyrinthe »[1] de Jacques Bichot, qui voit dans cette invention de Dédale à la demande de Minos le roi de Crète pour enfermer le minotaure le symbole de notre monde le plus contemporain  devenu   « minocratie »…en attente d’un Thésée et d’un fil d’Ariane « pour en sortir ».

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