Premiers coups de canif dans la présidence jupitérienne ?

macron.jpgTout se joue dans les débuts des quinquennats qui en donnent immédiatement la tonalité définitive en permettant d’augurer de la cohérence des actes avec les annonces.

En matière d’incohérence initiale Sarkozy tient le haut du pavé. Elu sur un programme, et surtout une image, de réformateur, il a dès le début perdu la partie en prenant à contrepied son électorat de droite dès le lendemain d’une élection qui lui donnait les mains libres pour agir, avec cette étrange prophétie inaugurale, en forme d’antiphrase: « Je ne décevrai pas, je ne trahirai pas ». Et sa reculade, au premier froncement de sourcil du leader de l’UNEF à la rentrée 2007, confirma sa signature de tigre de papier. Il allait rater la fenêtre d’opportunité historique de réforme pour laquelle il était mandaté et substituer à l’action en profondeur annoncée et attendue de lui une gesticulation médiatique…finissant par le recours à un Mitterrand.

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