Le courage de la vérité…

            Le pape François a demandé dimanche 12 mai 2013 « une garantie juridique de l’embryon », « pour protéger tout être humain depuis le premier instant de son existence ».Lors de la prière du Regina Coeli, le pape, qui n’avait jamais parlé de ce sujet depuis son élection nous apprend  La Croix du 13 mai, ose braver l’esprit du temps.

Il nous montre par là le chemin de la Grande Politique qu’attendent les citoyens partout dans le monde et sur tous les sujets. Il ne gère pas en bon père de famille le capital de sympathie médiatique accumulé depuis le début de son pontificat (malgré la tentative immédiate de déstabilisation par le gouvernement argentin cherchant à montrer sa compromission avec la Junte militaire argentine) en essayant de monter dans les sondages, mais il l’utilise, au risque de le dilapider en s’opposant à « l’esprit de ce monde », au service d’un humanisme cohérent à rebours de l’humanisme déficient et bavard qui « psittacise » sur les droits de l’homme en oubliant le premier d’entre eux.
En effet, il faut le dire avec netteté,  l’édifice des droits de l’homme restera chancelant tant que le droit de vivre, qui est le premier dans l’ordre chronologique, ontologique et d’importance ne sera pas pleinement reconnu par la conscience contemporaine, qui semble jouer à cache-cache avec ses propres principes quitte à faire preuve de cet obscurantisme qu’elle prétend reléguer dans le passé. Le droit de vivre de l’homme est le droit de l’homme le plus fondamental, le droit sine qua non, celui sans la défense et l’affirmation duquel tout l’édifice des droits de l’homme s’écroule, et d’abord son édifice mental en chacun de nous. Si nous voulons vivre avec des principes de philosophie morale qui tiennent la route, en soi et à nos yeux, il nous faut être cohérent, conséquent, consistant et cesser de ne pas voir l’incohérence flagrante d’une position qui défendrait le droit d’expression, de vote, de religion, de propriété, de contracter, d’émigrer et ne se soucierait pas du droit de vivre de l’homme et du petit de l’homme, à l’ère de la microbiologie et des nanotechnologies qui démontrent le caractère structurant et la grandeur de la petitesse.
Saint Père, frère François, vous nous montrez le chemin. Le chemin de la vérité bravant le discours dominant et le refus partagé de regarder les choses en face se réfugiant dans la bonne conscience de l’opposition aux horreurs d’hier dispensant de se confronter à celles du présent dont nous portons pourtant la responsabilité devant Dieu et devant les hommes. Le chemin du courage, du courage de la vérité, de la vérité dite avec la douceur et la fermeté qui marquent la droiture de l’intention et la finalité fondamentalement bonne pour l’humanité de l’auteur de cette affirmation de bon sens qui défie notre volonté autodestructrice de toute puissance.

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